Chaque atelier abordait la même question fondamentale sous un angle différent : comment l'IA transforme-t-elle en profondeur le cadre d'action des organisations de la société civile ?

  • Atelier n° 1 : IA et intégrité de l'information

  • Atelier n° 2 : IA et communication efficace

  • Atelier n° 3 : IA et sécurité numérique

Environ 38 participants répartis sur les trois sessions, parmi lesquels des représentants d'OSC issus de Pologne, d'Espagne, d'Italie, du Royaume-Uni, du Nigeria, du Ghana, d'Afrique du Sud, du Kenya, de Slovaquie, de Lituanie et d'autres pays, aux côtés d'experts spécialisés dans chacun des domaines abordés.

Ces ateliers n'avaient pas pour but d'enseigner l'IA. Ils étaient conçus pour recenser les changements déjà intervenus.

Avant les sessions, l'équipe de TechSoup avait mené une recherche approfondie sur le terrain : 10 rapports d'analyse par pays, des études de cas menées auprès d'informateurs clés et une enquête mondiale en ligne. J'ai synthétisé ces recherches sous la forme d'une série de « transformations », c'est-à-dire d'affirmations précises et étayées par des données factuelles sur la manière dont l'IA a transformé le paysage, et je les ai présentées selon le schéma « Ancienne réalité → Nouvelle réalité → Perspective stratégique ».

Nous avons ensuite demandé : cela correspond-il à votre réalité ? Qu'avons-nous oublié ?

Ce qui en est ressorti était frappant. Il ne s'agit pas là de trois problèmes distincts. Il s'agit là de trois manifestations d'une même transformation systémique. La désinformation exploite les canaux de communication dont dépendent les OSC, et les deux exploitent les failles de sécurité que les OSC peinent à combler.

Voici les 17 transformations que nous avons identifiées.

I. Le delta d'intégrité de l'information : 4 transformations

Le paysage de la désinformation ne s'est pas seulement aggravé, il a radicalement changé de forme. L'IA n'a pas inventé la désinformation (celle-ci est aussi vieille que la politique), mais elle a éliminé tous les obstacles qui la freinaient auparavant.

1. Transformation du volume : Fermes à trolls → Contenus infinis

Ancienne réalité : La désinformation coûtait cher et prenait du temps. Les fermes à trolls nécessitaient de la main-d'œuvre, des compétences linguistiques et une bonne coordination.

Nouvelle réalité : L'IA génère une quantité pratiquement infinie de contenus uniques pour un coût quasi nul. Les acteurs malveillants peuvent tester simultanément plusieurs campagnes sur plusieurs cibles.

L'idée : Les OSC sont désormais directement visées. Lorsqu'il ne coûte rien de lancer une campagne de dénigrement, toute organisation qui remet en cause le pouvoir devient une cible potentielle. En Allemagne, le terme « société civile » lui-même a été présenté comme une « figure ennemie ».

2. Transformation de la qualité : Faux évidents → Hyperréalité

Ancienne réalité : On pouvait repérer des fautes de frappe et des retouches Photoshop ratées. La désinformation avait un côté bon marché qui la trahissait.

Nouvelle réalité : Les « deepfakes » audio et vidéo sont désormais pratiquement impossibles à distinguer de la réalité. Les textes générés par l'IA ne présentent aucune empreinte grammaticale.

L'idée : Le fossé de la vérification se creuse. Les acteurs malveillants disposent désormais d'outils plus performants que ceux dont dispose généralement un responsable de programme au sein d’une OSC. Et ce qui est peut-être encore plus dangereux, c'est que l'existence des « deepfakes » sème le doute sur toutes les informations, même celles qui sont authentiques et crédibles. Les chercheurs appellent cela le « dividende du menteur » : il n'est pas nécessaire de simuler quoi que ce soit si l'on parvient à semer le doute dans l'esprit des gens.

3. Transformation de la portée : Principales langues → Hyper-localisées

Ancienne réalité : La désinformation était principalement diffusée en anglais, en français ou dans d'autres langues majeures, ce qui limitait sa portée.

Nouvelle réalité : L'IA traduit instantanément les propos haineux dans les dialectes locaux. Les menaces se déplacent vers le « dark social », les groupes WhatsApp et les chaînes Telegram, où les outils de modération ne parviennent pas à intervenir.

L'idée : La menace s'est déplacée vers les réseaux fermés. Les campagnes de désinformation sont désormais mondialisées dans leur production, mais hyper-localisées dans leur contenu : elles sont externalisées dans une partie du monde, mais ciblent des micro-communautés situées dans une autre.

4. Transformation de la stratégie défensive : Vérification manuelle → Boucliers IA

Ancienne réalité : Des vérificateurs humains réfutaient manuellement les allégations, une par une.

Nouvelle réalité : Le flux est désormais trop important pour être vérifié par les seuls humains. Le volume de contenus générés par l'IA dépasse la capacité de vérification de n'importe quelle équipe.

L'idée : L'IA doit devenir un bouclier, et non pas seulement une menace. Les vérifications manuelles sont source d'épuisement professionnel. Les OSC ont besoin d'outils automatisés de détection précoce, non pas pour se substituer au jugement humain, mais pour préserver les capacités humaines.

II. Basculement de la communication : 6 transformations

Si la désinformation met l'accent sur les menaces, la communication, quant à elle, met l'accent sur les opportunités, tout en comportant des pièges. L'IA n'a pas seulement transformé la rapidité avec laquelle les OSC peuvent communiquer. Elle a bouleversé la notion même de communication.

5. Transformation de la production : Création de contenu → Veiller à l'authenticité

Ancienne réalité : La création de contenu constituait le goulot d'étranglement. Les OSC consacraient d'importantes ressources à la production de supports d'aspect professionnel.

Nouvelle réalité : L'IA génère des contenus instantanément. À une époque où tout le monde est capable de produire des contenus soignés, « générique » rime avec « invisible ». La valeur des contenus génériques est tombée à zéro.

L'idée : Quand tout le monde peut créer, seule l'authenticité se démarque. Les OSC doivent cesser de chercher à paraître « professionnelles » pour montrer qu'elles sont « authentiques ».

6. Transformation de la portée : Diffusion générale → Diffusion ciblée

Ancienne réalité : Les OSC communiquaient dans les principales langues afin de toucher les donateurs et le public international, laissant souvent de côté les bénéficiaires locaux.

Nouvelle réalité : L'IA permet une traduction instantanée et gratuite vers les dialectes locaux et sous forme audio. Les messages vocaux et les contenus en langue locale sont désormais à la portée de chacun.

L'idée : Une inclusion radicale est enfin possible. Les OSC peuvent communiquer avec les communautés rurales dans leur propre langue via WhatsApp. Mais cela nécessite une supervision humaine, car la traduction par IA peut gommer les nuances culturelles si elle n'est pas contrôlée.

7. Transformation des donateurs : Marketing de masse → Hyper-personnalisation

Ancienne réalité : La collecte de fonds reposait sur des appels génériques lancés via des listes de diffusion de masse. La personnalisation était réservée aux principaux donateurs.

Nouvelle réalité : L'IA permet une hyper-personnalisation à grande échelle. Chaque donateur peut recevoir une lettre de remerciement personnalisée, un rapport d'impact ou un appel aux dons.

L'idée : Le paradoxe de la confiance. L'outil qui permet la personnalisation risque de détruire la confiance qu'il était censé instaurer. Les donateurs sentent quand quelque chose « cloche ». Les bailleurs de fonds considèrent les demandes de subvention générées par l'IA comme des signaux d'alerte immédiats.

8. Transformation de l’éthique : Saisir la réalité → Créer la réalité

Ancienne réalité : La photo d'un bénéficiaire constituait une preuve de l'impact. La réalisation de ces images authentiques nécessitait des visites sur le terrain, des procédures d'obtention du consentement et l'intervention de photographes professionnels.

Nouvelle réalité : L'IA est capable de générer des images synthétiques représentant la souffrance, l’impact et les communautés. La frontière entre documentation et fiction s'estompe.

L'idée : Les garde-fous éthiques constituent la nouvelle sécurité des marques. Une seule image truquée qui serait dévoilée pourrait anéantir des années de crédibilité. La question que toute OSC devrait se poser : « Serais-je à l'aise à l'idée d'expliquer à mes donateurs, à mes bénéficiaires et à la presse comment cela a été créé ? »

9. Transformation de la vérification : Rédaction du brouillon → Relecture du brouillon

Ancienne réalité : Le contrôle qualité consistait à faire relire son travail par un collègue. La difficulté résidait dans la rédaction du premier jet.

Nouvelle réalité : L'IA génère instantanément des premières ébauches, mais celles-ci doivent faire l'objet d'une vérification minutieuse. Le goulot d'étranglement s'est déplacé de la phase de création vers celle du contrôle qualité.

L'idée : La vitesse sans vérification est dangereuse. Les OSC ont besoin de nouveaux processus de travail qui associent la génération par IA à un contrôle qualité humain, non seulement pour garantir la précision, mais aussi pour assurer la cohérence en termes de style, de ton et de valeurs.

10. Transformation des processus de travail : Canaux cloisonnés → Systèmes de contenu intégrés

Ancienne réalité : La communication se faisait en silos. Le responsable des réseaux sociaux s'occupait d'un canal, tandis que l'équipe chargée du programme rédigeait les rapports. Chacun fonctionnait de manière indépendante, ce qui entraînait une duplication des efforts.

Nouvelle réalité : L'IA permet la mise en place d'écosystèmes de contenu intégrés : un même contenu est automatiquement adapté à plusieurs canaux, publics et formats.

L'idée : « Écrivez une fois, adaptez partout. » La demande ne porte pas seulement sur des contenus plus rapides, mais aussi sur des systèmes de gestion de contenu plus intelligents. Mais cela nécessite un changement de mentalité : il faut considérer les contenus comme des éléments modulaires, et non comme des productions ponctuelles.

III. Le basculement de la sécurité : 7 transformations

Cet atelier a été particulièrement marquant. Alors que la désinformation était abordée de manière urgente mais analytique, et la communication sous un angle optimiste, la session consacrée à la sécurité a été profondément personnelle. Les participants sont confrontés à ces menaces au quotidien. La discussion qui a suivi l'atelier a mis en lumière les répercussions physiques et émotionnelles, les pertes de mémoire, la surveillance et le stress qui se manifestent dans le corps.

Et contrairement aux deux autres ateliers, où certaines transformations avaient davantage trouvé un écho que d'autres, ici, les participants ont attribué la même note à la quasi-totalité des sept transformations La sécurité numérique ne traverse pas une crise ponctuelle. Elle traverse une crise complexe et simultanée où tout est urgent à la fois.

11. Transformation de la surface d'attaque : Piratage des systèmes → Piratage des individus

Ancienne réalité : Les attaques ciblaient les systèmes, contournant les pare-feu et devinant les mots de passe.

Nouvelle réalité : Les attaques visent les êtres humains. L'IA génère à grande échelle des e-mails de hameçonnage irréprochables et personnalisés, ainsi que des clones vocaux « deepfake ».

L'idée : Le personnel est le nouveau pare-feu. La principale ligne de défense n'est plus le logiciel, mais le comportement et les protocoles de vérification. Comme l'a dit l'un des participants : « Nous avons besoin de plus de psychologues, pas de plus d'informaticiens. »

12. Transformation des données : Big Data (actif) → Données toxiques (passif)

Ancienne réalité : L'objectif, c'était le « Big Data ». Recueillir autant de données que possible pour démontrer l'impact.

Nouvelle réalité : Le risque réside dans les « données toxiques ». L'IA facilite la réidentification de données anonymisées ou l'extraction d'informations sensibles à partir de fuites.

L'idée : La minimisation radicale des données constitue la meilleure défense. Les données les plus sûres sont celles que vous ne collectez pas. Cela revêt un caractère particulièrement urgent pour les OSC qui travaillent auprès des populations vulnérables : militants, réfugiés, communautés en situation de risque.

13. Transformation de l'accessibilité : Achat unique → Pénalité liée à la pauvreté

Ancienne réalité : La sécurité était un produit. Vous achetiez une licence d'antivirus une fois par an.

Nouvelle réalité : La sécurité est un service par abonnement. Mises à jour payantes régulières, frais liés à la sécurité dans le cloud et services gérés.

L'idée : Les petites OSC se voient privées d'accès à la sécurité en raison de coûts trop élevés. Les licences de sécurité destinées aux entreprises peuvent coûter jusqu’à huit fois plus cher que les prix standard. Les organisations les plus vulnérables sont celles dont les moyens de protection sont les plus faibles, ce qui engendre un dangereux déséquilibre en matière d'équité.

14. Transformation de la confiance : Numérique = progrès → Papier = sécurité

Ancienne réalité : Le passage du papier au numérique incarnait le progrès par excellence.

Nouvelle réalité : Les menaces numériques semblent insurmontables et incontrôlables. Certaines organisations renoncent complètement aux outils numériques.

L'idée : La peur fait reculer les OSC. Dans des domaines sensibles tels que la protection de l'enfance et la lutte contre la traite des êtres humains, les organisations sont revenues par pure méfiance à des systèmes sur support papier. La formation doit rétablir la confiance, sans quoi la transformation numérique échouera.

15. L’absence de réponse : Appelez votre informaticien → Personne à appeler

Ancienne réalité : En cas de piratage, vous contactiez votre responsable informatique ou un bénévole féru d'informatique.

Nouvelle réalité : Personne ne sait qui appeler. Aucun plan de reprise, aucun contact, aucun protocole. Les systèmes restent hors service pendant des semaines.

L'idée : Les OSC ont besoin de « kits d'urgence » avant qu'une attaque ne se produise, de contacts chargés de la gestion des incidents, de protocoles de secours et de guides de reprise d'activité. La prévention est importante, mais il est egssentiel de se préparer aux défaillances.

16. Transformation de la chaîne d'approvisionnement : Vous possédez les outils → Les outils détiennent vos données

Ancienne réalité : Le logiciel fonctionnait sur votre ordinateur. C'est vous qui décidiez où vos données étaient stockées.

Nouvelle réalité : Chaque outil que vous intégrez peut constituer un vecteur de fuite de données. Les services cloud, les plugins d'IA et les extensions tierces ont tous accès à vos données sensibles.

L'idée : La souveraineté des données est importante. Des experts en cybersécurité ont partagé des preuves de la présence, dans des sorties publiques de systèmes d’IA, de documents organisationnels comprenant des listes de participants et des lieux d’événements. Des membres du personnel avaient téléchargé des documents sensibles sur des outils d'IA sans les avoir préalablement anonymisés.

17. Transformation de la convergence : Protéger les données → Protéger les personnes

Ancienne réalité : La sécurité numérique et la sécurité physique relevaient de domaines distincts.

Nouvelle réalité : La divulgation d'un lieu, l'interception d'une communication ou une usurpation d'identité par « deepfake » pourraient mettre en danger la vie des membres du personnel. Les défaillances numériques ont des conséquences physiques.

L'idée : Pour les OSC évoluant dans des environnements hostiles, la surveillance fondée sur l'IA, qu'elle soit le fait d'acteurs étatiques ou non étatiques, constitue une menace directe pour la sécurité des personnes. C’est la transformation qui a recueilli le plus grand nombre de votes pendant l’atelier, ce qui reflète la réalité vécue par de nombreux participants, pour qui la sécurité numérique est littéralement une question de sécurité personnelle.

Points communs aux 17 transformations

Après avoir synthétisé les conclusions des trois ateliers, six thèmes sont apparus spontanément lors de chaque session, sans qu’on les ait suggérés, et ce, indépendamment des pays, des sujets abordés et des experts chargés de la validation.

C'est l'humain qui constitue le maillon faible. Ce n'est pas la technologie. Tous les ateliers, qu’ils aient porté sur la désinformation, la communication ou la sécurité, ont abouti à la même conclusion : La culture de l'IA relève d'un changement de mentalité, et non d'une compétence technique.

L’éthique est la porte d’entrée, pas une réflexion secondaire. Ces trois ateliers ont tous placé l'éthique parmi leurs principales priorités. Les OSC n'adopteront pas l'IA si celle-ci menace leur intégrité. L'éthique n'est pas un module que l'on ajoute à la fin, c'est le fondement sur lequel repose tout le reste.

Le manque de compréhension fondamentale est bien réel. Les participants ne souhaitent pas devenir ingénieurs en IA. Mais ils veulent savoir qui a conçu ces outils, qui en tire profit, ce qu'il advient de leurs données et quelles sont les conséquences de leur utilisation. Cette compréhension critique est la condition préalable à tout le reste.

La pénalisation liée à la pauvreté est systémique. Démonter les mensonges coûte plus cher que les produire. La sécurité d'entreprise coûte huit fois plus cher que les tarifs standard. Chaque outil d'IA est soumis à un abonnement payant. Les petites OSC se voient privées à la fois de sécurité et d'opportunités en raison des coûts trop élevés.

Une communauté, pas seulement des cours. Il s’agit peut-être de la conclusion la plus constante. Dans les trois ateliers, de manière indépendante et sans y être incités, les participants ont exprimé la même idée : ne nous proposez pas uniquement des formations en auto-rythme. Offrez-nous un espace pour réfléchir ensemble, en temps réel, avec des pairs qui comprennent notre réalité.

Le problème environnemental ; l'éléphant dans la pièce. Les coûts environnementaux de l'IA ont été évoqués à chaque séance. Les participants ont systématiquement fait part de leurs doutes quant à l'impact réel de l'IA et de leur sentiment que les entreprises spécialisées dans ce domaine ne font pas preuve de transparence. Pour les OSC actives dans le domaine de l'environnement, cela crée un conflit éthique direct quant à l'adoption de ces outils.

Et maintenant ?

L'équipe de TechSoup va désormais mettre à profit ces conclusions dans le cadre de la phase CONSTRUIRE, afin de développer des modules de formation, une infrastructure communautaire, des contenus pédagogiques et un programme de formation des formateurs. Les recommandations détaillées concernant les programmes scolaires sont entre les mains de leurs équipes pédagogiques et communautaires.

Pour moi, ces ateliers ont confirmé une constatation que je fais régulièrement dans le cadre de mon travail sur la gouvernance responsable de l'IA : les organisations les plus proches des communautés les plus touchées par l'IA sont souvent celles qui disposent du moins de ressources pour y faire face. Et quand on leur laisse la liberté de concevoir ce dont elles ont réellement besoin, elles ne demandent pas de nouvelles formations. Elles demandent des espaces de pair à pair.

Ces 17 transformations ne sont pas des prévisions. Ce sont des descriptions de ce qui se passe déjà. La question n'est pas de savoir si la société civile sera affectée par l'IA. La question est de savoir si la société civile disposera des outils, de la communauté et des cadres de gouvernance nécessaires pour réagir selon ses propres modalités.

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Dernière mise à jour le 8 octobre 2026 afin de refléter les évolutions les plus récentes.

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L’article « Labos d'intégration de l'IA : 17 transformations qui redessinent la société civile » résume les travaux menés dans le cadre des ateliers « Labos d'intégration de l'IA », co-développés par Ayşegül Güzel et s'inscrivant dans le cadre de l'initiative L'IA au service du changement social , au sein du Digital Activism Program, avec le soutien de Google.org.

À propos de l'auteur

Ayşegül Güzel est une architecte en gouvernance de l'IA responsable qui aide les organisations axées sur une mission à transformer l'anxiété liée à l'IA en systèmes dignes de confiance. Sa carrière combine le leadership social exécutif — notamment en tant que fondatrice de Zumbara, le plus grand réseau mondial de banques de temps — et la pratique technique de l’IA, en tant qu’auditrice certifiée en IA et ancienne data scientist. Elle guide les organisations à travers des transformations complètes de la gouvernance de l'IA et réalise des audits techniques en IA. Elle enseigne à ELISAVA et intervient à l’international sur les approches centrées sur l’humain dans la technologie. Pour en savoir plus, consultez https://aysegulguzel.info ou abonnez-vous à sa lettre d'information AI of Your Choice à l'adresse https://aysegulguzel.substack.com.